Dans son dernier article, Marsactu et la journaliste Marie Lagache propose une plongée saisissante dans les contradictions de la politique cyclable à Marseille. Intitulé « Le pire et le meilleur des aménagements cyclables à Marseille », ce travail s’appuie sur les retours de plus de 1 200 cyclistes marseillais qui ont partagé leurs trajets quotidiens, leurs galères et parfois même leurs coups de cœur.

crédit image : Alphabet – MarsActu
À travers cette enquête participative, on découvre une réalité contrastée. D’un côté, des aménagements qui frisent l’absurde : pistes qui s’interrompent brutalement, bandes cyclables coincées entre deux files de voitures ou encore voies totalement inutilisables. De l’autre, quelques exemples plus rares mais encourageants, où la ville a su penser l’espace pour les cyclistes avec cohérence et sécurité. Ces réussites montrent qu’un autre Marseille à vélo est possible.
Mais ce que révèle l’article, c’est un profond sentiment de frustration. Malgré un plan vélo lancé en 2019 et des efforts affichés par la municipalité, la pratique du vélo reste encore largement freinée par des choix d’aménagements incohérents ou inaboutis. Ce sont parfois des détails, un poteau mal placé, une signalisation confuse, qui suffisent à transformer un trajet en parcours du combattant.
Marsactu signe ici un article à la fois riche en données, en témoignages et en images, qui donne la parole à celles et ceux qui vivent la ville à hauteur de guidon. Un appel à mieux penser la mobilité douce, à écouter ses usagers, et à remettre de la cohérence dans l’espace public. Cet article fait echo chez SAFRAN, car nous connaissons bien ces enjeux d’intégration des mobilités douces dans les politiques urbaines. Peut-être parce que nous faisons également partie des utilisateurs marseillais quotidien de la petite reine pour nos trajets domicile / travail mais surtout parce que nous accompagnons au quotidien les collectivités dans la conception d’aménagements plus sûrs, plus fluides et mieux partagés, pour que le vélo (et les autres mobilités actives) trouve toute sa place dans l’espace public.
article à retrouver sur marsactu.fr